Économie

1 février 2016

Marjorie Navarro

Travailler plus sans gagner plus : 56% des Français n’y sont pas prêts

Résumé

  • 11% des 20-29 ans sont prêts à travailler plus sans pour autant gagner plus
  • 63% des 15-19 ans accepteraient de travailler plus sans contrepartie financière si la santé de l’entreprise qui les emploie en dépendait
  • 65% des trentenaires ne sont en aucun cas prêts à travailler plus sans augmentation de salaire
  • 11% des Franciliens sont prêts à travailler plus pour le même salaire et 40% des habitants du Sud-Ouest l’accepteraient en cas de nécessité économique

Travailler plus pour gagner plus : une équation dépassée ?

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La semaine dernière, le Président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, a déclaré qu’il était favorable à une semaine de travail de 42/45 heures. Selon lui, les entreprises en manque de compétitivité devraient pouvoir appliquer un tel rythme de travail sans majoration de salaire contrairement aux entreprises en bonne santé qui elles pourraient appliquer les 35 heures et rémunérer les heures supplémentaires. Les Français sont-ils prêts à travailler plus sans pour autant obtenir de majoration de salaire ? mingle Trend a mené l’enquête.

En majorité, les Français ne sont pas prêts à travailler plus sans être rémunérés plus (56%). Cependant, les moins de 20 ans se montrent plus flexibles que leurs aînés face à cette éventualité. Près des deux tiers d’entre eux pourraient accepter de travailler plus sans contrepartie financière si la santé de l’entreprise qui les emploie en dépendait. Les 20-29 ans quant à eux accepteraient à 11% de travailler plus peu importe la situation de l’entreprise. Telle n’est pas la position des trentenaires qui refuseraient à 65% de travailler pour le même salaire et ce même en cas de nécessité économique. Les franciliens déclarent à 11% qu’ils seraient prêts à travailler plus sans raison particulière et 41% des habitants du Sud-Est accepteraient de travailler plus sans majoration de salaire si la santé économique de leur employeur en dépendait.

Au mois de décembre dernier, 90% des salariés de Smart en Moselle avaient accepté de passer à 39h par semaine, malgré l’opposition des syndicats CGT et CFDT. Un engagement pris en faveur de la compétitivité dont Smart ne rémunèrera que la moitié. Ainsi pour un temps de travail supplémentaire de 12%, les salariés recevront une augmentation de salaire de 6%. En contrepartie, Smart s’engage à n’effectuer aucun licenciement économique sur ce site d’ici 2020.


Base du sondage

Type de public interrogé : population française à partir de 15 ans
Taille de l’échantillon : 1000 personnes choisies de façon représentative
Période de l’enquête : du 28.01.2015 au 01.02.2016
Méthode d’enquête : sondage en ligne, échantillon par quotas


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